01.02.2012

Plusieurs loups dans les Vosges ?

Un spécialiste l’affirme : plusieurs prédateurs sont installés dans les Vosges sur une aire de 55.000 hectares courant du Bonhomme à Fresse et de Colmar aux Crêtes et Rochesson.

 

La semaine dernière, un garde de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a suivi les traces de loups, dans la neige des crêtes vosgiennes, pendant six kilomètres. A un moment, la trace s’est séparée.

 

Jean-Luc Valérie va sur le terrain. Il observe, il interroge. Il recoupe les informations. C’est ainsi qu’il a dessiné, sur son ordinateur, l’aire de répartition des loups vosgiens, en fonction des attaques de moutons signalées l’été dernier. Il a conclu que les grands canidés couvraient une zone de 55.000 hectares. Celle-ci va du col du Bonhomme à Fresse-sur-Moselle et de la zone de la route des crêtes, côté alsacien, jusqu’à Rochesson. De plus, il note une suspicion de présence aux alentours de Colmar. Selon lui, cette zone peut satisfaire l’appétit de plusieurs prédateurs, dans un biotope riche en ongulés : cerfs, chevreuils et chamois. Les sangliers sont également nombreux mais ne constituent pas la proie de prédilection du loup.

 

Privés de brebis, rentrées pour l’hiver, les loups ont donc retrouvé leur mode de chasse traditionnel. Il y a quelques semaines, ils ont ainsi prélevé un jeune cerf, sur le versant alsacien. " Un loup solitaire n’aurait pas pu venir à bout d’un cerf à lui tout seul ", note Jean-Luc Valérie.

 

L’hypothèse, de plus en plus sûre, de la présence de plusieurs loups dans le massif vosgien pose forcément la question de la réaction des éleveurs de moutons, des chasseurs et des pouvoirs publics. Dès le printemps, le risque de nouvelles attaques sera d’actualité. Pas sur l’homme, bien sûr. Mais sur les moutons. Pour Jean-Luc Valérie, partisan du maintien du loup, il n’est plus temps de faire l’autruche. " Il faut que les éleveurs s’organisent en regroupant leurs troupeaux, en les protégeant avec des barrières électriques suffisamment dissuasives et en dressant des chiens anti-loups du type patou ou leonberg ".

 

Pas sûr que ces suggestions entraînent l’adhésion des éleveurs. Et pas plus celle des chasseurs que la présence du loup perturbe. Car le gibier modifie son comportement dans une zone où opère le grand prédateur. Il se disperse, bouge en permanence. Bref, il est plus difficile à tirer…

 

Espèce protégée, le loup semble donc bien installé. Il va falloir vivre avec, n’en déplaise à ceux qui estiment qu’il serait possible de l’éradiquer. Bien installé dans les Alpes, de retour dans le Jura, le voilà arrivé en Lorraine.

 

Et qui dit meute, dit louveteaux… Peut-être pour cet été ?

 

Source : L'Est Républicain

02.12.2011

L'Allemagne traque ses loups

Le suivi par satellite de six jeunes loups allemands a mis en évidence la capacité d'adaptation de Canis lupus aux habitats les plus divers.

 

En France, les loups sont revenus d'Italie dans les années 1990, et ont fondé depuis 19 meutes ; on attend ceux d'Espagne. En Allemagne, ils sont arrivés il y a 11 ans de Pologne et ont déjà fondé 12 meutes. Pour le moment, la plupart d'entre elles sont installées dans la Lausitz, une région forestière située dans l'Est des länder de Saxe et du Brandenbourg. Afin d'apprécier la capacité de colonisation de Canis lupus, des chercheurs de l'Agence fédérale allemande pour la conservation de la nature a suivi entre 2009 et 2011 six jeunes loups susceptibles de partir à la recherche d'un territoire et d'un partenaire (ils « divaguent »). Les résultats de cette campagne d'observation ont beaucoup étonné les chercheurs…

 

Ainsi, le comportement des loups divagants varie beaucoup d'un individu à l'autre. Tandis qu'une jeune femelle devenue mature n'a quitté sa famille qu'au bout de deux ans, un mâle de seulement 12 mois a parcouru plus de 1500 kilomètres avant de rencontrer une jeune louve biélorusse… De fait, les chercheurs ont constaté qu'un loup divaguant parcourt souvent plus de 70 kilomètres par jour, et exploite un territoire variant entre 50 et 375 kilomètres carrés.

 

Toutefois, c'est la capacité de Canis lupus à s'adapter aux environnements les plus divers qui a surpris les chercheurs. Loin de séjourner seulement dans les forêts, les jeunes loups se risquent aussi dans les espaces découverts, tels les landes. De fait, si l'homme les laisse tranquilles, les loups se sentent à l'aise dans un grand nombre d'endroits. Malgré la très grande discrétion du loup, les chercheurs ont ainsi pu prouver que certains individus avaient séjourné longtemps à côté d'une route bruyante ; une jeune louve a pour sa part creusé des tanières pour y élever ses petits à moins de 500 mètres d'une grande artère.

 

« Il est clair que les loups peuvent se passer de la nature sauvage », souligne Beate Jessel, directrice de l'Agence fédérale pour la conservation de la Nature. « Ils sont aussi capables de se multiplier très vite dans les milieux structurés par l'homme et s'adaptent aux habitats les plus divers. » Partout en Allemagne, il faut se préparer à gérer avec le moins de conflits possibles la cohabitation entre le loup et l'homme.

 

Source : Pour la science


Les loups allemands sont des loups gris communs (Canis lupus lupus), une sous-espèce nordique de loups à laquelle appartenaient les loups français éradiqués entre le XIXe et le XXe siècles. Un loup gris commun peut atteindre une taille impressionnante.


Les loups qui recolonisent la France depuis la fin du XXe siècle proviennent des Appenins en Italie. Ils font partie de la sous-espèce des loups méditerranéens (Canis lupus italicus), réputée plus peureuse et plus furtive que le loup gris.


Comme pour la France, l'Allemagne se met à suivre ses loups par GPS.

Nous pensons que cela n'a que peu d'intérêt scientifique, voire met en danger les loups ainsi équipés.

 

association Le Klan du Loup

19.11.2011

Allemagne : un espoir pour le Loup

L’Allemagne a réalisé une étude sur le comportement migratoire du loup, une première depuis le retour du prédateur dans le pays il y a de ça 11 ans (retour naturel en 2000 d’un couple de loups venu de Pologne). Les résultats ont été présentés le 27 octobre 2011 par l’Office fédéral pour la protection de la nature de Bonn.

 

Cette étude visait à savoir si les routes et les frontières constituaient un obstacle à la progression du loup, mais aussi à mieux connaitre le type et la taille de son territoire.

Pour savoir quand et comment les loups se dispersent, l’équipe de biologiste a équipé 6 jeunes loups de la région de Lusace de colliers GPS et a recueilli pendant 3 ans les données radiographiques. Voici les résultats pour 3 d’entre eux :

- l’un des jeunes loups a parcouru en 2 mois 1 550 km jusqu’en Biélorussie, traversant les autoroutes, et même la Vistule et l’Oder à la nage,
- son frère est lui resté 19 mois dans la meute parentale, avant de parcourir en 16 jours 400 km en direction de Berlin et de revenir, pour ensuite fonder sa propre meute non loin de celle de ses parents,
- leur soeur Mona vit toujours dans la meute parentale et ce après 27 mois de suivi.

Il en résulte que les loups peuvent se déplacer très vite et très loin mais aussi que la surface de leur territoire peut être très variable suivant les individus : entre 49 et 375 km2 de superficie, ce qui correspond à une moyenne de 172 km2.

« Nous avons été surpris de voir comment les différences de comportement migratoire et la taille des territoires sont à ce point individuelles », a indiqué la biologiste Ilka Reinhardt.

«  Le loup lambda vit dans des structures similaires aux hommes  » explique Ilka Reinhardt. Ils vivent généralement dans de petites familles. Les jeunes loups deviennent adultes et partent pour fonder leur propre famille. Cette famille marque son propre territoire et aucune autre famille n’y sera tolérée. « C’est pourquoi il est inutile de s’inquiéter d’une quelconque surpopulation de loups, le nombre de loups pouvant vivre en Allemagne est limité par l’espace disponible. »

Felix Knauer, un spécialiste de la faune sauvage de l’Université de Fribourg, a analysé les territoires habités par les loups en Pologne et les a comparé avec les lieux présentant les mêmes caractéristiques en Allemagne. Il en a conclut que 400 meutes pourraient s’établir en Allemagne, en particulier dans les régions de moyenne montagne de l’ouest et du sud de l’Allemagne ainsi que dans toute la zone alpine. Mais pas seulement…

Au sein de leur territoire, les loups sont très adaptables et ne restent pas seulement dans les zones forestières mais aussi dans les espaces ouverts comme les landes.

«  Les loups n’ont pas besoin d’une région déserte, mais ils peuvent très vite se disséminer dans notre paysage culturel et s’adapter à des environnements très différents  » a déclaré Beate Jessel, la Présidente du BfN. « C’est pourquoi, il faudrait partout en Allemagne encadrer l’apparition du loup et assurer les bases d’un plan de gestion pour rendre possible la cohabitation sans heurt entre humains et « loups ».

La Saxe a déjà un plan de gestion du loup qui prévoit de dédommager les éleveurs en cas d’attaque et de fixer les règles de veille scientifique de la population des loups.

Actuellement, il existe dans le pays 12 meutes de loups, neuf d’entre elles en Lusace, trois autres vivent en Saxe-Anhalt et dans le Brandebourg.

 

Source : Loup.org

L'ADN confirme l’existence d’hybrides loup–coyote aux USA

De nouvelles analyses ADN confirment l’existence de descendants hybrides engendrés par d’anciens croisements entre des loups et des coyotes. Ceux-ci se seraient répandus au fil du temps au Sud le long de la côte Est des États-Unis.

 

Diverses investigations paléontologiques effectuées dans le passé ont établi l’existence d’accouplements entre des coyotes et des loups au niveau de la région des Grands Lacs, à la frontière entre les États-Unis et le Canada. De ces croisements, ont résulté une descendance viable dont les restes ont été identifiés dans l’Etat de New York et de Pennsylvanie.

 

Mais de nouvelles analyses effectuées sur l’ADN prélevé dans des excréments retrouvés dans le nord de l'État de Virginie montrent pour la première fois l’existence encore actuelle de ces espèces hybrides. La découverte mise en évidence par une équipe de chercheurs du Smithsonian Conservation Biology Institute de Virginie a fait l’objet d’une publication dans le Journal of Mammalogy.

 

Pour en arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont comparé les échantillons d’ADN prélevés à ceux de toutes les espèces de canidés répertoriés sur la côte Est de l’Amérique du Nord. Les résultats montrent que les coyotes peuplant le Nord de la Virginie présentent une partie de leur patrimoine génétique similaire à celle des loups des Grands Lacs.

 

Les hybrides auraient migré depuis les Grands Lacs jusqu’à la Virginie

 

Selon les scientifiques, les espèces hybrides loup– coyote se seraient déplacées depuis la région des Grands Lacs jusqu’à l’état de Virginie selon deux routes migratoires différentes : le long de la chaine des Appalaches ou à travers les Etats du Sud des États-Unis. "Vous avez ici une situation de deux vagues de migration de coyotes qui ont convergé vers un même point de colonisation situé au milieu de la côte Est" explique au National Geographic, Christine Bozarth directrice de l’étude. De là, la population de canidés se serait développée notamment dans les zones suburbaines où la nourriture est plus abondante.

 

Pour l’heure, il est encore impossible de dire combien de ces hybrides peuplent actuellement la région. Selon les scientifiques, il est néanmoins possible de les identifier seulement par l’étude de leur aspect. En effet, les animaux sont généralement plus gros que leurs semblables coyotes, avec un crâne et une mâchoire plus proche de celle des loups.

 

Source : MaxiSciences

30.10.2011

Une nouvelle louve capturée et pistée (parc du Mercantour)

Le parc du Mercantour communique :

 

Poursuite du programme scientifique Prédateurs-Proies

 

Jean-Pierre POLY, Directeur général de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS),

Bernard BAUDIN, Président de la Fédération des chasseurs des Alpes-Maritimes (FDC06),

Alain BRANDEIS, Directeur du Parc national du Mercantour (PNM) et

Jean-Michel GAILLARD, Directeur de recherche au CNRS,

 

vous informent que le programme scientifique « prédateur-proies », dont l’objet est de mieux connaître l'impact du loup sur ses proies sauvages, se poursuivra comme prévu jusqu’à fin 2012, et ce malgré la découverte, le 18 septembre dernier, du collier GPS de la louve « Tinée » qui avait été capturée en avril 2011 dans ce cadre.

 

La nouvelle capture d’une jeune louve de 22 kg, vendredi 14 octobre dernier, par nos équipes, va contribuer à la poursuite des objectifs de ce programme : il s’agit notamment de mesurer les taux de prédation de la meute concernée sur la faune sauvage. Capturée par piégeage au sol, la louve a ensuite été équipée d’un collier GPS avant d’être relâchée sur les lieux mêmes de cette opération (vallée de la Tinée, Alpes-Maritimes), dans le Parc national du Mercantour.

 

Par ailleurs l’enquête sur la disparition de la louve « Tinée » dont le collier GPS a été retrouvé, se poursuit, sous la conduite du Parquet de Nice.


 

Etrange alliance que celle des chasseurs et de la direction du parc du Mercantour...

 

L'association Le Klan du Loup demande à ce que cesse le programme "prédateur-proies" (et l'équipement de colliers GPS des loups) qui n'apporte rien de nouveau mais qui semble, au contraire, favoriser la sinistre besogne des braconnards.

Pour rappel, Le Klan du Loup a porté plainte contre X suite au probable braconnage de la louve Tinée.

 

association Le Klan du Loup

10.10.2011

Le loup d'Ethiopie gravement menacé

La rage menace les derniers loups d'Ethiopie


Transmise par les chiens de berger, la rage menace de plus en plus le loup d’Ethiopie, seule espèce de loup présente sur le continent africain.

 

Alors qu’il ne reste plus que 450 individus environ, 65 000 chiens ont été vaccinés avec l’aide des bergers par une ONG locale, le Programme de conservation du loup d’Ethiopie (EWCP). En parallèle, l’ONG a également entrepris de vacciner directement les loups en laissant volontairement à leur disposition des appâts contenant les doses de vaccins.

« Si l’EWCP parvient à vacciner au moins 40 % de la population, la chance d’assurer sa survie augmente de 90 % », rapporte le site Tree Hugger.

 

Source : GoodPlanet

07.08.2011

Sauvez un loup ; prenez un âne

Il est bien connu que les ânes font des gardes très efficaces pour le bétail comme les bovins et les ovins contre les prédateurs canins tels que le loup et le chacal.

La règle est de toujours avoir au moins deux ânes afin de se prémunir contre les loups et un ratio d'un âne pour vingt têtes de bétail.

Il est recommandé d'utiliser les ânes "mammouth" contre la prédation du loup car ils sont plus forts et les loups préfèrent éviter le bétail, en présence d'un tel âne.

Les ânes ont un instinct naturel pour attaquer les prédateurs canins par des ruades et une envie "vicieuse" de mordre.

Ils n'ont pas peur des loups.

Les ânes sont déjà utilisés de cette façon par les éleveurs de bovins et d'ovins du monde entier.

Rejoignez notre campagne en faisant connaître ces faits aux éleveurs de bovins et ovins.

Les ânes n'ont pas besoin de formation.

Ils mangent la même chose que ceux qu'ils gardent.

Ils sont généralement amicaux envers les humains.


 loup  

 

It is well known that donkeys make very effective guards for livestock such as cattle and sheep against canine predators such as the wolf and the jackal.

The rule is to always have at least two donkeys in case of guarding against wolves and a ratio of one donkey to twenty head of cattle.

It is recommended that mammoth donkeys be used against wolf predation as they are stronger and wolves will rather avoid the cattle in the presence of such a donkey. Donkeys have a natural instinct to attack canine predators with a vicious assault of biting and kicking. They have no fear of wolves.

Donkeys are already being used in this way by various cattle ranchers and sheep farmers all over the world.

Join our campaign in making this known to ranchers and sheep farmers. There is more to a donkey than meets the eye.

They need no training.

They eat of the land like the stock they are guarding.

They are generally friendly toward humans.

 

 loup

âne "Mammouth"

Source : The Wolf Army

06.08.2011

Du loup au chien

Dans les montagnes de l’Altai, en Sibérie, le crâne étonnamment bien préservé d’un chien vieux de 33 000 ans a été découvert dans une grotte. Ces ossements prouvent pour la première fois qu’à l’époque déjà, les chiens étaient domestiqués.

 

Une découverte réalisée par une équipe internationale d’archéologues menée par des scientifiques russes permet d’établir pour la toute première fois que les chiens, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, étaient déjà domestiqués. Il s’agit d’un crâne retrouvé dans une grotte, en Sibérie, révèle une étude publiée dans la revue scientifique Plos One.

 

Bien que le museau de l’animal retrouvé ait la même taille que ceux des chiens actuels, ses dents ressemblent davantage à celles des loups sauvages européens, qui possèdent quant à eux un museau plus large et plus court. Ces informations laissent donc penser que la découverte concerne un chien qui commençait tout juste à être domestiqué, comme l’indique la biologiste Susan Crockford, qui a participé à l’étude. Pour autant, des doutes subsistent quand à la loyauté du meilleur ami de l’homme à cette époque.

 

Une rencontre naturelle

 

"Les loups n’ont pas été délibérément domestiqués, le passage de l’état de loup à celui de chien a été une évolution naturelle" indique-t-elle. Mais pour qu’une pareille évolution ait été rendue possible, il a fallu que les populations humaines soient installées. En effet, "à cette époque, les hommes chassaient les animaux en grand nombre et laissaient beaucoup d’os, ce qui attirait les loups", explique la scientifique. En contrepartie, ces premiers chiens étaient utiles puisqu’ils nettoyaient les déchets et éloignaient les prédateurs tels que les ours.

 

Par la suite, depuis 10.000 ans maintenant, les chiens sont devenus des "membres de l'équipe" à part entière, estime l’archéologue Thomas Higham, co-auteur de l’étude. "Quand vous avez des chiens pour chasser, ça change soudainement la donne. Les chasseurs qui possèdent des chiens sont bien meilleurs que ceux qui chassent en solitaire", explique-t-il à la BBC.

 

Source : MaxiSciences

05.08.2011

Le rôle des grands prédateurs sous-évalué

La disparition de ces animaux joue un rôle important dans les pandémies, les espèces invasives ou la propagation du feu.

 

Ce sont d'imposants mammifères, souvent grands prédateurs. Éléphants, lions, baleines, loups, bisons… Autant d'animaux qui partagent aujourd'hui le triste privilège d'être inscrits sur les listes de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) en raison des lourdes menaces qui pèsent sur leur survie.

 

Des animaux qu'une récente étude publiée dans Science tente de réhabiliter. Non pas pour le seul plaisir de touristes en mal d'émotions fortes mais pour leur rôle essentiel dans l'équilibre de la nature. «Les recherches récentes montrent que la disparition de ces animaux a des conséquences beaucoup plus importantes que ce que l'on pensait sur des questions telles que la propagation des maladies, le développement des espèces invasives, la séquestration du carbone ou encore les incendies», souligne l'étude conduite par une équipe de 24 scientifiques.

 

Comment ? Prenons l'exemple des lions et des léopards dans certaines régions de l'Afrique subsaharienne. Leur disparition a provoqué une telle surpopulation de babouins olive que ces derniers se sont beaucoup rapprochés des hommes et leur ont, de ce fait, transmis des parasites intestinaux. Les baleines, qui sont de grosses consommatrices de zooplancton, séquestrent dans leurs déjections le carbone émis par ces micro-organismes. En décimant ces grands mammifères au début du XXe siècle, «105 millions de tonnes de carbone ont été relâchés dans l'atmosphère », souligne l'étude. En Afrique de l'Est, l'apparition de la peste bovine à la fin du XIXe siècle a décimé la population de grands herbivores tels que les gnous et les buffles, provoquant un accroissement des plantes dont ils se nourrissaient et donc une multiplication des incendies à la saison sèche. Ceux-ci n'ont diminué que vers 1960, à la faveur d'une grande campagne de vaccination.

 

Un rôle oublié

 

«Beaucoup de scientifiques associent encore les grands animaux en général et les grands prédateurs en particulier, à des passagers installés au sommet de la pyramide des espèces mais n'ayant que très peu d'impact sur la biodiversité des niveaux inférieurs», regrettent les auteurs qui espèrent bien que l'importance de leur rôle va de nouveau être pris en compte.

 

«C'est vrai que depuis une cinquantaine d'années on a un peu oublié le rôle des grands mammifères et surtout des grands prédateurs», reconnaît Patrick Duncan, chercheur au Centre d'études biologiques de Chizé du CNRS (Deux-Sèvres). «On avait tendance à penser que la seule chose qui régulait les herbivores était la quantité de nourriture dont ils pouvaient disposer», ajoute-t-il. Or, la pression vient aussi d'en haut. Non seulement les grands prédateurs ont un impact sur les populations d'herbivores, mais ils en ont indirectement sur la flore. «Lorsque des herbivores trouvent un territoire à l'abri de l'espèce qui les domine, ils exercent alors une pression considérable sur les plantes.»

 

La présence ou non de ces carnivores influe sur un grand nombre d'écosystèmes semi-naturels, tout au moins en milieu terrestre. Pour les signataires de l'étude parue dans Science, il est clair désormais que certains grands dérèglements auxquels les sociétés sont parfois confrontées - pandémies, effondrement ou au contraire explosion d'espèces, changement radical de certains écosystèmes - ne peuvent plus être attribués à la seule «complexité de la nature». Ils doivent être regardés en partant du bas mais également du sommet de la chaîne et des espèces qui s'y trouvent.

 

Pour Patrick Duncan, la situation française offre d'ailleurs un bel exemple. «Quand certains se demandent pourquoi les loups reviennent en France, de leur propre gré, c'est principalement suite à la restauration des populations de grands herbivores, sangliers et surtout chevreuils», considère le chercheur, «car la pression de la chasse a diminué». De là à considérer le loup comme un allié pour réguler ces espèces notamment les sangliers qui sont surabondants. À chacun de tirer sa propre conclusion !

 

Source : Le Figaro

25.06.2011

Vaccination de louveteaux : Le Klan du Loup était présent

Vaccination et "puçage" de 3 louveteaux, samedi 18 juin 2011 au parc Alpha : Le Klan du Loup était présent.

 

Après leur capture dans la tanière, les 3 louveteaux, 1 mâle et 2 femelles, sont amenés dans la salle des soigneurs afin de procéder à différents "examens" (nous n'avons pas assisté à leur capture).


Les petits vont être vaccinés contre la parvovirose, le seul et unique vaccin qu'ils auront aujourd'hui du fait de leur jeune âge. Bien plus tard, vers l'âge de 3 ans, une vaccination complète leur sera faite, identique à celle de nos chiens (rage, leptospirose, toux de chenil, carré, etc...).

Un transpondeur électronique (puce électro.) leur est posé dans le cou, c'est une obligation légale.

Une touffe de poils est prélevée sur chacun des petits afin de déterminer leur empreinte ADN.

Un vermifuge sous forme de pipette à appliquer directement sur la peau leur est administré. Les loups sont vermifugés 3 à 4 fois par an.

Un prélèvement de selles est effectué (les petits étant apeurés, cela n'a pas été très compliqué) afin de vérifier s'ils ont des parasites.

 

Ils sont enfin pesés. Nés le 10 mai 2011, le poids du mâle est de 4,8 kg et les 2 femelles pèsent 4,9 kg chacune.

 

Malgré les nombreuses manipulations faites sur les louveteaux, il n'y a aucun phénomène de rejet par la mère, l'odeur des petits restant très forte. Seule une grande durée de séparation avec la mère pourrait entraîner un tel rejet.

 

L'association Le Klan du Loup et moi-même tenons à remercier le parc Alpha et Vanessa Aucoin de nous avoir ouvert leurs portes pour assister à un moment important de la vie de ces louveteaux.

 

Nathalie B.

association Le Klan du Loup

 

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